La critique sur internet


Serge Daney, 20 ans après : la critique sur internet

Christophe Beney • Accréds, Simon Lefebvre • Revue Zinzolin,
Raphaël Nieuwjaer •  Revue Débordements,   Sidy Sakho • Ceci dit (au bas mot),
 

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Une conférence proposée 

par Emmanuel Burdeau, FIF 85
le 21 octobre 2012 
dans le cadre du festival international du film 
de la Roche-sur-Yon



Modérateur : Christophe Kantcheff, Politis 


Transcription : Marielle Millard, ACOR


 
Serge Daney ne cessa de renouveler les manières et les visées de l'écriture critique. Au sein des Cahiers du cinéma, de Libération puis de Trafic. À travers l'analyse, la chronique mais aussi le journal intime ou la forme dialoguée. En alternant le " je " et le " nous ", en passant du cinéma à la télévision et même en allant au-delà, jusqu'au sport et à l'actualité en général. Vingt ans après sa mort, de quelle manière la critique de cinéma a-t-elle évolué ? Vers quels nouveaux lieux ? Quels nouveaux moyens d'expression ? 

Pour la première fois, le Festival International du Film de la Roche-sur-Yon, en collaboration avec l’ACOR, invite des représentants de sites critiques et de blogs à discuter de ce à quoi elle ressemble aujourd'hui, et de ce qu'elle pourrait être demain. La conférence était animée par Christophe Kantcheff, rédacteur en chef de Politis, et animateur avec Bertrand Leclair du séminaire permanent "La Critique impossible ?"


Emmanuel Burdeau 
Festival international du film de La Roche-sur-Yon, octobre 2012

FIF 85
 La Roche-sur-Yon


Serge Daney
20 ans après
la critique sur internet







Dimanche
21 octobre
2012
11h00

au théâtre
de La Roche-sur-Yon

Serge Daney ne cessa de renouveler les manières et les visées de l'écriture critique. Au sein des Cahiers du cinéma, de Libération puis de Trafic. À travers l'analyse, la chronique mais aussi le journal intime ou la forme dialoguée. En alternant le " je " et le " nous ", en passant du cinéma à la télévision et même en allant au-delà, jusqu'au sport et à l'actualité en général. Vingt ans après sa mort, de quelle manière la critique de cinéma a-t-elle évolué ? Vers quels nouveaux lieux ? Quels nouveaux moyens d'expression ? Pour la première fois, le Festival  International du Film de la Roche-sur-Yon, en collaboration avec l’ACOR, invite des représentants de sites critiques et de blogs à discuter de ce à quoi elle ressemble aujourd'hui, et de ce qu'elle pourrait être demain. La conférence sera animée par Christophe Kantcheff, rédacteur en chef de Politis, et animateur avec Bertrand Leclair du séminaire La Critique impossible ?







Christophe Beney
co-fondateur d'Accréds
 
L'actualité des festivals  de cinéma

Internet a finalement été inventé trop tard. Cinquante ou soixante ans trop tard. Pendant des décennies, des festivals ont été créés et ont grandi sans ce relais pourtant idéal. C’est maintenant que le réseau est là qu’il faut se rendre compte, plus que de sa réactivité – une friandise au regard du reste –, de la multitude des approches qu’il autorise. Le rubricage n’a plus de valeur. On ne segmente plus en espaces distincts, mais en temps. C’est le parti-pris de la homepage d’Accréds : en haut le rémanent, puis en-dessous, le persistant, le ponctuel, et enfin l’éphémère avec twitter. Ces temps sont ceux des festivals, des rétrospectives, des films naissants et qui s’épanouiront plus tard en salle, de l’anecdote, de la réflexion. C’est aussi le temps d’une nouvelle liberté pour le cinéphile désormais explorateur, voué à traverser des strates plutôt qu’à tourner des pages. Des maîtres qui ne nous ont rien demandé les ont traversées à leur manière. André Bazin les a creusées obstinément à la recherche d’une momie qui expliquerait tout. Serge Daney les a franchies en passe-murailles, alternant terrain de sport et salon où trône le téléviseur, quotidien et trimestriel. Internet rend translucides toutes ces strates qui auraient toujours dû l’être. Sur le Web, la cinéphilie n’avance pas, elle retourne à des sources qu’il nous appartient – auteurs, lecteurs, mais la barrière entre les deux n’est-elle pas en train de tomber ? – encore de chercher. Et plus que jamais, nos plus illustres prédécesseurs, Daney en tête, doivent nous servir d’éclaireurs.
Christophe Beney


 





Sidy Sakho
bloggeur, fondateur de Ceci dit (au bas mot)


Ceci dit (au bas mot)
Ecrits sur du plan… L'un dans l'autre mais pas seulement

Si j’écris essentiellement pour le net, mon rapport à la critique de cinéma reste secrètement lié aux revues papier. C’est en découvrant les Cahiers du cinéma que j’ai compris que l’émotion suscitée par un film pouvait donner matière à une vraie création littéraire. L’écriture sur un film, quel que soit le support, est l’engagement dans un processus d’interrogation de son propre imaginaire, une négociation de nos propres visions avec celle du cinéaste, accessible à tous. S’y confondent la restitution par le mot de l’atmosphère spécifique du film et les bifurcations de notre regard. C’est ce qui me motive à écrire et à m’intéresser encore à ce qui s’écrit un peu partout sur le cinéma.
Serge Daney ? C’est par lui que m’a semblé se dessiner, à la lecture de ses textes, la promesse d’une conversation avec le monde (celui des images, le nôtre) à la lumière d’une trajectoire intime. « Le travelling de Kapo », texte terminal mais très vivant, par la corrélation qu’il propose entre la place d’un seul homme dans le monde et les images de ce monde, était comme une bouteille à la mer pour les générations à venir. Vingt ans après, un retour sur ce dernier message ne me semble pas incongru.
Sidy Sakho
 






Raphaël Nieuwjaer
co-fondateur de la revue Débordements
Lorsque nous avons commencé Débordements, l’un des commentaires a été : « C’est un peu élitiste. Connaissent-ils Daney ? » Avant même de constituer une référence précise pour notre projet, Daney était un horizon pour nos rares lecteurs – et, peut-être aussi, le genre de sésame qui n’a plus besoin d’être questionné, ou lu. D’autres dans la rédaction le fréquentent plus assidûment que moi. Pourtant, c’est à lui aussi que j’ai songé pour nos premiers éditos – à la création de Trafic, en particulier. Il nous est en effet apparu qu’une revue en ligne n’a de sens qu’à prendre son temps - c’est-à-dire répondre à une urgence. Non celle de l’actualité, mais du désir suscité par un film, une série,... Et tant pis / tant mieux si nous ratons des choses, ou sommes « en retard »... Il nous arrive d’être – momentanément – satisfait d’un texte. Mais cela ne serait rien si nous n’avions discuté, douté, retravaillé,... Daney, oui, mais aussi tous les autres, aux Cahiers, à Libé, à Trafic, avec lesquels s’est construite sa pensée. Revue en ligne, et non blog : pour cette drôle d’articulation du je / nous toujours à construire. Avec le cinéma comme horizon, mystère, présence, question...
Raphaël Nieuwjaer







Simon Lefebvre
co-rédacteur en chef de la revue Zinzolin

Revue
Zinzolin

Zinzolin, imaginé de pages et d’encre, s’est vu finalement naître dans la grande toile Internet et ses pixels. échoué dans ses filets ? Peut-être pas. On peut entendre parfois, qu’Internet est un espace en lui-même, global, où la critique de cinéma s’échoue et échoue. L’un des premiers arguments que nous opposons à cette idée est qu’Internet est davantage un territoire qu’un pur espace. On y fonde des sites, on en visite d’autres. On navigue enfin. Zinzolin s’est donc bâti dans ce tumulte tranquille. Il s’agissait de se réserver un espace pour soi, pour prendre le temps d’écrire entre mille torrents d’images. Un espace pour se garder de la mémoire avant que les flux tendus d’images ne la recouvrent. En son sein, des rédacteurs qui écrivent depuis un moment, d’autres pas ; des rédacteurs qui étudient le cinéma, d’autres pas ; des rédacteurs qui ont lu Serge Daney, d’autres pas. Zinzolin est un nouvel espace et en porte les charmes et contradictions : mi-sauvage, mi-organisé. Daney n’y est certainement pas considéré comme une idole mais comme un explorateur dont les lignes continuent de tracer à travers le territoire, croisant parfois les nôtres au hasard ou au désir d’une telle rencontre.
Arnaud Hallet et Simon Lefebvre


1e rencontres du cinéma indépendant de La Roche-sur-Yon

.Une sélection de films inédits..Dans le cadre du FIF 85 à La Roche-sur-Yon (13 au 18 octobre 2011).

Ces films ont été choisis
par le Jury presse du FIF 85 / 2011 et l'ACOR
parmi des films proposés par le SDI



Composition du jury
Yves Aumont • Ouest-France
Catherine Bailhache • ACOR
Christophe Kantcheff • Politis
Eric Loret • Libération
Isabelle Régnier • Le Monde




Les quatre films sélectionnés par le jury sont programmés dans le cadre du FIF 85
entre le 15 et le 18 octobre 2011 et soutenus par l'ACOR



Samedi 15 octobre 2011 • 21H30
en présence de Mouloud Mimoum*
et du distributeur, Gérard Vaugeois

My land
de Nabil Ayouch
| Maroc | 2011 | 1H25 |
| avec Khadijeh Gharabli, Abou Afifi Abou Hassan |
| distribution : Les films de l'Atalante | sortie prévue : 4 ou 11 janvier 2012 |
* Mouloud Mimoun est journaliste, organisateur du Maghreb des films






Dimanche 16 octobre 2011 • 21H30
en présence de Raphaël Siboni,
d'HPG,d' Isabelle Régnier   
et de Thierry Lounas, distributeur

Il n'y a pas de rapport sexuel
de Raphaël Siboni
| France | 2011 | 1h18 |
| avec HPG, Cindy Dollar, Michael, Stracy, Phil Hollyday |
| distribution : Capricci films | sortie prévue : fin 2011/début 2012 ||







Lundi 17 octobre 2011 • 18H30
en présence de Sophie Clément, distributrice

Les Acacias
de Pablo Giorgelli
| Argentine / Espagne | 2011 | 1h25 |
| avec German de Sliva, Hebe Duarte |
| Caméra d'or Cannes 2011 | soutenu par l'ACID et l'AFCAE |
| distribution : Bodega films | sortie prévue : 4 janvier 2012 |







Mardi 18 octobre 2011 •  17H30
en présence du distributeur

The Day He Arrives
de Hong Sang-soo
| Corée du Sud | 2011 | 1h19 |
| avec Yu Junsang, Kim Bokyung, Kim Sangjoong, Song Sunmi |
| Un certain regard Cannes 2011 |
| distribution : Acacias | sortie prévue : mars 2012 |





Le principal objectif des Premières rencontres du cinéma indépendant est de faire découvrir des œuvres d’auteurs inédites, issues des lignes éditoriales des membres du SDI,qui ne bénéficient pas de la notoriété préalable des films art et essai médiatisés.

Dans le secteur cinématographique, contrairement à la règle industrielle habituelle, la fonction "recherche et développement" n’est pas assurée par les groupesdominants. Le renouvellement de l’offre de films (accompagnement de nouveaux cinéastes, découverte des cinématographies peu diffusées, réédition des œuvres du patrimoine cinématographique, …) repose exclusivement sur les distributeurs indépendants, qui font office de "têtes chercheuses".

Ils en avancent les « frais d’édition » (promotion et tirage des copies), assumant seuls les risques d’un éventuel échec.

Afin d’être reconnus etd’avoir une chance de déclencher le "bouche à oreille" favorable qui leur donnera accès à un nombre significatif d’écrans, ces films doivent pouvoir êtrevus par le maximum de programmateurs des salles, de journalistes et despectateurs cinéphiles. Les festivals à la ligne éditoriale exigeante, comme celui de La Roche sur Yon, sont des plates-formes idéales.


Vincent Paul Boncour et Etienne Ollagnier, présidents du SDI








Le cœur et les raisons…
un texte des critiques membres du jury

Après l’expérience plaisante et enrichissante du jury de la presse l’an dernier, le festival de la Roche-sur- Yon nous a sollicités pour sélectionner les films du Syndicat des distributeurs indépendants présentés lors de l’édition 2011. Demande inhabituelle pour un quatuor de critiques venus d’horizons différents. Fallait-il cesser d’exercer notre métier et composer une programmation ? Nous l’avons tenté d’abord. Notre sélection devait-elle être éclectique, consensuelle, représentative des films qui nous étaient soumis ? Cet essai a fait long feu : pour chacun de nous, seuls deux ou trois films comptaient réellement. Nous avons donc décidé d’affirmer un choix résolu, une sélection cohérente et stimulante. Notre désir de la proposer aux spectateurs en est d’autant plus vif. « Un choix résolu », cela signifie en premier lieu l’adhésion la plus large au sein de notre petit collectif, et justifiée par des arguments forts. Ainsi, sur les douze films qui ont été donnés à voir, nous en avons retenu quatre : My Land de Nabil Ayouch, les Acacias de Pablo Giorgelli, The Day He Arrives de Hong Sang-soo et Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni, les deux derniers l’ayant été à l’unanimité. Certes, nous ne pouvons revendiquer de révéler quatre œuvres inédites : les films de Hong Sang-soo sont régulièrement sélectionnés à Cannes, et les Acacias y a obtenu cette année la Caméra d’or (prix réservé à un premier film, toutes sections confondues). Mais nous n’avions aucune raison d’écarter ces films, bien au contraire, dès lors que nos choix ont été avant tout guidés par l’idée que nous nous faisons de l’exigence cinématographique, comme d’une ouverture, d’une surprise à partager.



Surpris, nous l’avons été par Il n’y a pas de rapport sexuel , de Raphaël Siboni, un film qui frappe autant par ce qu’il montre que par le geste qui en est à l’origine. Plus connu dans le milieu de l’art contemporain où son nom est toujours associé à celui d’un autre artiste, Fabien Giraud, Siboni change ici de partenaire mais reste fidèle à l’éthique collaborative qui est au cœur de son travail. Ce documentaire est un pur film de montage, conçu à partir d’images froidement filmées pendant dix ans sur les plateaux des tournages X de HPG. Sans porter aucun jugement, Il n’y a pas de rapport sexuel ouvre des abîmes de questionnements : sur la sexualité, la solitude moderne, les mystères du désir et du plaisir, la domination et l’aliénation.


Mettre à mal les certitudes et les modes de représentation du spectateur, se donner comme un miroir grossissant, très déstabilisant, du monde tel qu’il va, c’est aussi le travail de My Land, documentaire du cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch sur le conflit israélo-palestinien. Contrairement à d’autres, Ayouch ne défend pas une cause, ni n’entonne l’air consensuel de la réconciliation à tout prix. Il s’inscrit plutôt dans le prolongement d’une démarche personnelle, celle d’un homme parvenu à dépasser une position strictement passionnelle vis-à-vis d’Israël et des injustices commises envers le peuple palestinien, en un désir de voir sur place, de se confronter à la situation dans toutes ses nuances. My Land est fondé sur une belle idée de cinéma, qui a consisté à filmer les témoignages de vieux Palestiniens réfugiés au Liban depuis qu’ils ont été chassés de leurs terres par l’armée sioniste en 1948, et de les faire entendre à de jeunes Israéliens qui vivent aujourd’hui sur ces mêmes terres, dont la plupart sont dans le déni des circonstances tragiques qui ont présidé à la création de leur pays. Ces images agissent sur eux comme un retour du refoulé. L’intensité de leurs réactions atteste d’un malaise diffus autant que de leur attachement indéfectible au lieu où leur vie se déploie. My Land concentre toute la complexité politique et psychologique de ce conflit, qui ne peut pourtant rester sans solution. Ce n’est pas la moindre de ses qualités.




Aucune politique ou sociologie visible au contraire chez le Coréen Hong Sang-soo. Dans The Day He Arrives , la musique est connue. C’est une ritournelle qu’on revisite avec le même plaisir, depuis dix ans qu’on le fréquente. On boit, on s’engueule, un cinéaste raté rencontre des femmes, des étudiants, le temps d’un séjour à Séoul. Les tables se suivent et se ressemblent, on dit ce qu’on ne pense pas, on ne fera pas ce qu’on dit, on ne sait plus ce qu’on pense. The Day He Arrives est une petite forme, un film de poche, en noir et blanc, et Séoul ressemble à Venise sous la neige. Economie des plans, éloge de l’amour court, puisqu’on ne drague ici que dans le but de se quitter ensuite pour toujours. Avec ce film bref, jamais on n’avait aussi bien aperçu que, chez Hong Sang-soo, c’est l’existence elle-même, infiniment passive et éternelle, qui regarde les personnages.




Autre existentiel, l’Argentin Pablo Giorgelli déroule un scénario minimaliste, linéaire, silencieux ou presque, en inscrivant 1.500 kilomètres de plus dans une cinématographie nationale aimantée par l’axe routier nordsud où circulent déjà de nombreuses figures solitaires, telles Bombón el Perro de Carlos Sorin. Ici, un camionneur mutique, une femme paraguayenne avec enfant en cabine, passagers inopportuns. Route, exil intérieur, pudeur, brève rencontre… Pas besoin d’aller plus loin pour imaginer ce qui est en jeu, ce qui se noue. En cela, les Acacias est sans doute le film le plus sage de cette sélection. Chacun y tient sa place, sans ostentation. Sans bouger, les personnages se rapprochent. Confinée dans la cabine, la caméra se pose : champ / contre-champ, plans fixes sur l’une, l’autre, l’enfant. Derrière la vitre du camion, le ruban du paysage défile dans la poussière qui danse. Et le spectateur, brinquebalé dans la touffeur diesel des changements de régime, embarque à leur bord, se laisse gagner par la monotonie infusée par le maté. Comme si, bien avant le générique, il était du voyage. Comme s’il savait que la trajectoire de ces deux-là devait se poursuivre de toute éternité. Faire la route avec d’autres, le cinéma est aussi là pour ça.


Yves Aumont • Ouest-France
Christophe Kantcheff • Politis
Eric Loret • Libération
Isabelle Régnier • Le Monde 















Vers un agenda 21 du cinéma ?

L'imagination au pouvoir - saison III
jeudi 10 et vendredi 11 juin 2010
au cinéma Quai des images à Loudéac

deux journées de réflexion organisées par le Conseil général des côtes d'Armor,
l'ACOR et le Collectif cinéma 22

























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Le raisonnement de l'action • Saison I • épisode 2

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Le.raisonnement de l'action
épisode 2

2 juin 2007 à Mont-St-Aignan
journée proposée par l'ACOR, 
le cinéma Ariel
et l'association Grand écran