Rencontres nationales des coordinateurs Ecole et cinéma

du mercredi 12 au vendredi 14 octobre 2011
à Dijon (21)
au cinéma Eldorado et avec le circuit itinérant UDMJC



Chaque année, à l’automne, l’association Les enfants de cinéma organise la rencontre nationale des coordinateurs départementaux École et cinéma.


Durant 3 jours, les coordinateurs sont invités à réfléchir à des questions en lien avec les problématiques qu’ils rencontrent sur le terrain, mais aussi à des thématique plus générales concernant le cinéma et la pédagogie.
Ces journées de travail et de formation sont mises en œuvre par l’équipe permanente et le groupe de réflexion des Enfants de cinéma. Les conférences sont animées par des intervenants spécialisés. Parallèlement à ces moments forts, des ateliers sont proposés aux coordinateurs pour qu’ils confrontent leur expérience avec celle de leur homologue des autres départements.


Ces journées intensives de formation comportent également des respirations culturelles et festives, comme les projections de films en avant-première, des repas conviviaux, des soirées exceptionnelles telle la projection-karaoké des Demoiselles de Rochefort pour fêter les 10 ans d’École et cinéma, en octobre 2004 au Forum des images à Paris.


Les rencontres nationales sont toujours organisées en partenariat avec un coordinateur départemental qui accueille l’équipe nationale et tous les participants dans sa ville, et si possible dans les locaux de sa structure.


Le C.N.C. et la Délégation au développement et aux affaires internationales (DDAI), dans le cadre de sa mission de coordination générale des politiques d’éducation artistique du Ministère de la Culture et de la Communication, accompagnent et financent la Rencontre nationale annuelle d’École et cinéma.


La Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) envoie une circulaire aux Inspecteurs d’Académie, leur demandant de missionner les coordinateurs départementaux Éducation nationale pour qu’ils participent à la rencontre nationale.


Chaque rencontre nationale fait l’objet de la parution d’actes.






Extraits du programme
renseignements : 01 40 29 09 99


La révolution du numérique
par Laura Koeppel
le mercredi 12 octobre 2011 (début d'après-midi)





Montrer des films aux enfants dans le cadre scolaire,
préparer la rencontre avec un film
un après-midi animé par Carole Desbarats
le mercredi 12 octobre 2011



Mercredi 12 octobre à 14h30, Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki
Le travail de passeur consiste à organiser l'éventuelle rencontre entre des enfants et une œuvre cinématographique. Loin des Fiches-tricots, des témoignages sur les pratiques de quelques enseignants et des réactions de l'auteur du Cahier de notes sur… précédereont un échange avec la salle. Pour étayer le débat, la séance sera précédée de la projection de Mon voisin Totoro en présence de l'auteur du Cahier de notes sur… Herbé Joubert-Laurencin.





Mercredi 12 octobre 2011 à 19h30, avant-première du film Le Havre d'Aki Kaurismaki




L'acte de voir ou l'expérience du spectateur
par Patrick Leboutte
le jeudi 13 octobre 2011 (matin)



"Ce qui arrive à quelqu'un devant un écran, un événement singulier qui, comme une conversation, se passe dans les deux sens et dont l'existence est confirmée par les traces qu'il laisse." (Robert Kramer)

Robert Kramer définissait ainsi le cinéma, comme un art de la relation ou mieux encore de la rencontre : entre ce qui travaille le spectateur et ce qui agit à l'écran, il finit par ne plus y avoir de séparation. Le philosophe Henri Maldiney parle quant à lui d'une expérience de la co-présence (Patrick Leboutte).

Projection du film Le plein pays d'Antoine Boutet. Echange avec la salle.






Jeudi 13 octobre 2011 à 19h30, avant-première du film Le Tableau de Jean-François Laguionie


La lumière au cinéma
par Diane Baratier
le vendredi 14 octobre (matin)

C'est la lumière qui donne à voir l'image. Sans lumière, pas d'image. Mais la lumière a une autre fonction, celle de donner du sens à l'image par la façon dont elle éclair le sujet et par l'ambiance émotionnelle qu'elle crée. Les peintres, les photographes et les cinéastes ont exploré à travers leurs œuvres les possibilités de la lumière.

1 • approche historique
2 • écrire en lumière : découvrir la lumière
3 • mise en pratique de la lumière


Du documentaire à la fiction
par Eugenio Renzi
le vendredi 14 octobre (après-midi)


Un lien secret unit la forme et les outis du cinéma à la forme et aux outils de la critique de cinéma. Des années 1970 à aujourd'hui, le cinéma a changé de nature. La critique aussi. Nous vous proposons un voyage double et une mise en perspective de ces deux miroirs du monde contemporain.

Reflets du cinéma chinois

du 15 au 29 mars 2011 en Mayenne, 
festival organisé par Atmosphères 53 


Tours de rôles
acteurs et actrices
d'un film à l'autre


Un ouvrage collectif
coordonné
par Emmanuel Burdeau
(Ed. ACOR©2007)




Ed. de l'ACOR




Auteurs des textes 
Hervé Aubron | François Bégaudeau | Cyril Béghin | Emmanuel Burdeau | Jean-Michel Frodon | Charlotte Garson | Cyril Neyrat | Eugenio Renzi | Antoine Thirion | Axel Zeppenfeld |

Il y a matière à s’en étonner : ce n’est que récemment que l’acteur a fait son entrée dans la critique. On pourrait dès lors s’empresser de lui faire une théorie ou une politique, comme l’auteur a depuis longtemps la sienne. Ou bien vouloir à l’inverse que la question reste neuve, commençante. C’est-à-dire envisager l’acteur non comme un sujet ou un thème, mais comme une zone ou un cœur aux contours indécis. On tournerait alors autour, de même qu’acteurs et actrices avancent eux-mêmes à tour de rôles, en sautant de l’un de l’autre, en jetant les masques plutôt qu’en les superposant. Un paradoxe serait par là rendu patent : parce qu’on s’identifie volontiers à eux, on croit qu’il revient aux acteurs d’arrêter un portrait, une figure humaine, alors que leur tâche est tout autre. En quoi un acteur diffère d’un homme, une actrice d’une femme, voilà donc ce qu’il faudrait dire : comment tous, au vrai, rêvent qu’ils sont personne, même si la gloire leur fait souvent monter d’autres idées à la tête. 
On s’essaie ici à quelques manœuvres d’approche. Trois séries de textes décrivent des fonctions, des possibles de jeu qui sont autant de détours : les seconds rôles ; les « non-professionnels » ; le « jouer avec » – en duo, avec soi, avec la mise en scène. Suivent neuf portraits, quatre acteurs, cinq actrices : Uma Thurman, Gian Maria Volonte, Delphine Seyrig, Daniel Auteuil… Chacun fuit la psychologie pour s’attacher aux gestes, à la plasticité du jeu, à ses images. Chacun rappelle qu’acteurs ou actrices font eux aussi une œuvre. Mais cela ne suffit pas. Ces brèves monographies voudraient également indiquer combien le jeu n’est jamais seul, réduit à la positivité stricte de ce que l’acteur « fait », combien il est au contraire sans cesse engagé dans des circuits plus larges et des devenirs plus profonds. 
Emmanuel Burdeau

Pour en savoir plus 



Mécanic cinéma
technologie, machines,
outils, objets divers


Un ouvrage collectif
coordonné
par Emmanuel Burdeau
(Ed. ACOR©2003)



Auteurs des textes 
François Bégaudeau | Cyril Béghin | Stépane Bouquet | Emmanuel Burdeau | Stépane Delorme | Elie During | Gilles Grand | Jean-Pierre Rehm | Eugenio Renzi | Antoine Thirion | Tanguy Viel |

Le fil rouge de Mécanic Cinéma ? Moins les techniques toujours plus nouvelles qui fabriquent le cinéma que celles que lui-même met en jeu : en fiction et en forme. Comme l’indique son sous-titre, Technologies, machines, outils, objets divers, cet ouvrage tente une percée dans le moteur des films. Moteur d’abord narratif : davantage qu’une mise en abyme, il s’agit de décrire une efficacité et un fonctionnalisme. Mieux : d’isoler des embrayeurs. 
Moyens de transport et de communication, éternels micros et caméras, joujoux du futur permettent ainsi deux remontées La première est réitérée par chaque texte pour lui-même : de la technique comme élément de scénario à sa place dans l’agencement des plans, dans le montage. La seconde est accomplie par le livre dans son ensemble, selon une chronologie simple dont les étapes sont les grands films d’Hollywood des années cinquante, les toupies et les taches d’Antonioni, les voitures de Kiarostami, les enfants-couveuses de Shyamalan, les robots d’All is full of love, les téléphones de Matrix, l’internet d’Assayas et les prouesses numériques de Rohmer et Sokurov. Ne fermant pas le parcours, un survol des technologies et machines du cinéma récent (…) hasarde un panorama provisoire de la brutalité, mais aussi de la douceur du cinéma sur-technologique en train d’arriver.
 Emmanuel Burdeau   

Pour en savoir plus 



Prsn Renzi Eugenio
Prsn Renzi Eugenio