Quentin Tarantino - un cinéma déchaîné



Format : 15 x 21 cm | 160 pages | En librairie le 17 janvier 2013 | Diffusion Harmonia Mundi| ISBN 978 2 918040 59 0 | 18.€ | également disponible en EPUB et PDF


Les auteurs
Hervé Aubron
Pascal Bonitzer
Emmanuel Burdeau
Eric Chauvier
Marie Gil
Noémie Luciani
Patrice Maniglier
Jean Narboni
Corinne Rondeau
Nicolas Vieilescazes.




De haut en bas :

Reservoir Dogs
Pulp Fiction
Jackie Brown
Kill Bill Vol I
Kill Bill Vol II
Boulevard de la mort
Inglorious Basterds


photos © DR







Django Unchained


Quentin Tarantino
un cinéma déchaîné
un ouvrage collectif
dirigé par Emmanuel Burdeau et Nicolas Vieillescazes



Le 16 janvier 2013 sort Django Unchained, huitième long métrage de Quentin Tarantino. Un titre en deux mots, comme toujours chez le cinéaste américain. Le premier mot a une résonance cinéphile. Le second indique que le film est une histoire d’esclave affranchi. 
On peut toutefois entendre déchaîné en un autre sens, comme une invitation à parler de Tarantino différemment. Une invitation à libérer son cinéma des lourdes chaînes de la cinéphilie et de la citation pour l’aborder enfin de front : comme un art du recommencement. Tel est le projet de ce livre. Un an après The Wire – Reconstitution collective, Capricci et Les Prairies Ordinaires s’associent à nouveau pour un ouvrage collectif réunissant des auteurs venus de tous horizons : critiques, mais aussi philosophes, anthropologues, chercheurs… 
Quentin Tarantino, un cinéma déchaîné est un livre de pensée et de passion, sur le cinéma mais aussi sur l’histoire et sur la politique, qui reconsidère à neuf l’un des grands réalisateurs de ces vingt dernières années.


Sommaire

Recommencer
Reservoir Dogs et Pulp Fiction, par Nicolas Vieillescazes


De la distraction
Pulp Fiction, par Pascal Bonitzer


La déesse de la fatigue
Jackie Brown, par Hervé Aubron


L'épure en costume d'arlequin
Kill Bill vol. 1 et 2, par Noémie Luciani 


Jouir pour perdre
Kill Bill vol. 1 et 2, par Eric Chauvier


Surface et polarités
Boulevard de la mort, par Corinne Rondeau


L'image-vengeance
Tarantino face à l'histoire
Inglourious Basterds, par Marie Gil et Patrice Maniglier 

Un barbare en antinazi
Inglourious Basterds ,par Jean Narboni


Vers sa destinée
Django Unchained, par Emmanuel Burdeau 




Format : 170 x 140 mm | 256 pages | En librairie le 17 octobre 2012  | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 49 1 | 25.€ |



Les auteurs
Pascale Bouhénic Stéphane Bouquet Ludovic Burel
Patric Chiha
Philippe Découflé
Daniel Dobbels
Hervé Gauville
Luc Moullet
Loïc Touzé.

Danse / Cinéma
un ouvrage collectif
dirigé par
Stéphane Bouquet



Comment un danseur traverse une scène, comment une actrice traverse un plan ? Autant de façons communes à la danse et au cinéma d’habiter le monde : vite ou lentement, avec joie ou avec tristesse. Pourtant leur rencontre n’allait pas de soi. Si la caméra prend en charge le mouvement, pourquoi les corps iraient-ils danser ? Et si les corps dansent, comment la caméra doit-elle bouger ? De ces deux arts du mouvement, lequel doit prendre le dessus ? C’est à ce point de collision, à la fois naturel et problématique, que se situe cet ouvrage. Quel geste pour quelle histoire ? Qu’est-ce qu’un cow-boy qui danse ? Comment faire un gros plan sur une scène, par quelle invention du visage ? Pour faire un couple suffit-il de marcher ensemble ? Pour répondre à ces questions, Stéphane Bouquet a choisi des voix aux tonalités distinctes. Les entretiens côtoient aussi bien des études théoriques que des essais parfois proches de la littérature. Ils construisent un sommaire riche et ouvert, davantage tourné vers le présent que puisant dans l’histoire. 




 


Au sommaire : Loïc Touzé / Peter Fonda danse pour John Ford / Patric Chiha / Coppola et la danse / Les formes expérimentales / Entretien avec Philippe Decouflé / Luc Moullet / Fabrice Ramalingom- Valérie Donzelli, Bernardo Montet-Claire Denis, Cédric Andrieux-Christophe Honoré / Black Swan et les danses de saint Guy / Charles Picq / Charlie Chaplin / Valérie Urréa / Gisèle Vienne / Daniel Dobbels / Les films de Prom / Tarkovski / Éric Suchère et Nijinski...

 

Pascale Bouhénic est une écrivaine française, réalisatrice de documentaires sur l'art et la littérature. Auteur de l’Alliance, Boxing Parade, Fred Astaire ou le versant de la joie, elle explore les relations du texte et du geste. Stéphane Bouquet. Il a été critique littéraire pour Libération et critique de cinéma pour diverses revues (Cahiers du cinéma, Trafic). Il est aussi écrivain et scénariste et a croisé la danse en tant que critique de cinéma avant de collaborer avec la chorégraphe Mathilde Monnier.  A partir de 1995, il crée ses propres pièces : Love, 9,La chance. Ludovic Burel est artiste, il vit et travaille à Paris, enseigne à l’École Supérieure d’Art de Grenoble. Il a par ailleurs coorganisé au Centre national d'art contemporain de Grenoble le Magasin, une série d'événements liés à la pratique du son et de la vidéo sur Internet, ainsi que de la performance.Patric Chiha est né en 1975 à Vienne en Autriche. À dix-huit ans, il s’installe à Paris où il étudie le stylisme puis entreprend des études de montage. Il réalise en 2009 son premier long-métrage, Domaine avec Béatrice Dalle. Il collabore régulièrement avec la chorégraphe Gisèle Vienne. Philippe Découflé est célèbre pour avoir mis en scène les cérémonies des jeux olymiques d’Albertville en 1992. Il a depuis développé une quinzaine de créations qui mélangent les diciplines et les médias. À l’été 2012, le parc de la Villette l’accueille pour une grande exposition et plusieurs spectacles. Daniel Dobbels, né en 1947, est un chorégraphe de danse contemporaine, un écrivain, essayiste, critique d'art, chroniqueur radio et de presse écrite français. Il a chorégraphié L’insensible déchirure ; Danser, de peur ; Les plus courts chemins. Hervé Gauville est né en 1949 à Bayonne. Journaliste à Libération de 1981 à 2006, il est l’auteur d’ouvrages sur l’art moderne et contemporain, sur la danse et sur le cinéma. Ainsi que d’une série de récits publiés aux éditions Verticales. Luc Moullet est un cinéaste et producteur de cinéma français. Il débute comme critique aux Cahiers du cinéma. Son premier long métrage, Brigitte et Brigitte, sort en 1966 et déconcerte la critique de cinéma de l'époque. Pour le critique Louis Skorecki, Luc Moullet est « un des deux ou trois plus importants cinéastes français de ces quarante dernières années. ». Loïc Touzé est artiste et chorégraphe. Né en 1964, il intègre l’Opéra de Paris puis démissionne pour se tourner vers la Nouvelle Danse et rejoindre les projets de Carolyn Carlson, Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Catherine Diverrès, Bernardo Montet.  


Programmations 
autour de la danse au cinéma
à l'occasion
de la parution du livre
 

L'Apocalypse cinéma, par Peter Szendy (Ed. Capricci)





Format : 122 x 190 mm | 160 pages | En librairie le 12 octobre 2012  | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 51 4 | 15 € |




Peter Szendy est  l’auteur de Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmo-politiques (Minuit, 2011) et de Tubes. La philosophie dans le juke-box (Minuit, 2008).
















4h44 Dernier jour sur terre  • Abel Ferrara Le Choc des mondes  • Rudolph Maté  Danger planétaire • Irvin Yeaworth Le Dernier rivage  • Stanley Kramer Los Angeles 2013 •  John Carpenter
The Hole • Ming-liang Tsai Je suis une légende • Ubaldo Ragona, Sidney Salkow Je suis une légende •  Francis Lawrence Cloverfield •  Matt Reeves

L'Apocalypse 
cinéma 
par
Peter Szendy


L’apocalypse-cinéma, ce n’est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir dans les superproductions contemporaines. En regardant de près les blockbusters qui jouent avec l’anéantissement général, en s’attachant aussi à des productions plus singulières, Peter Szendy avance l’hypothèse que le cinéma travaille là à sa propre limite. L’«.apo.», c’est à la fois, et d’un seul coup double, la fin du monde et la fin du film. 








La fin du monde 
au cinéma 

Une programmation a été proposée par Peter Szendy dans le cadre du FIF 85 de la Roche-sur-Yon en 2012. 
« La fin du film, c’est la fin du monde. La fin du monde, c’est la fin du film.J’ai tenté, dans L’Apocalypse-cinéma, de sonder cette double équivalence, dans toutes ses résonances et toutes ses conséquences ». À l’occasion de la parution de son essai chez Capricci, sous-titré 2012 et autres fins du monde, le philosophe et musicologue Peter Szendy a choisi plusieurs films qui montrent comment le cinéma, en mettant en scène la catastrophe, ne cesse de travailler à sa propre limite, voire à sa propre fin. Au programme : monstres, derniers hommes et destructions en tout genre.



Prochainement en ligne sur les sites de l'ACOR et du FIF 85 : 
la conférence donnée par Peter Szendy à La Roche-sur-Yon en octobre dernier.



Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La  Défense et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Professor à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Ses travaux portent notamment sur l’histoire de l’écoute et ses rapports avec le pouvoir, sur la lecture ainsi que sur la fabrique des corps ou du regard.

30 novembre
/ 1er décembre
2012

Hervé Aubron
et Emmanuel Burdeau
présentent 

6 films

de Werner Herzog

au Vox
à Mayenne

Werner Herzog est un survivant. Il aurait dû mille fois mourir : noyé dans un fleuve, brûlé par un volcan, abattu par Klaus Kinski... Mille fois aussi il aurait pu arrêter le cinéma : ne fut-il pas persona non grata pendant dix ans, à la suite du tournage chaotique de Fitzcarraldo ? Mais Werner Herzog n'est pas mort. Le cinéaste munichois, qui vient de fêter ses soixante-dix ans, n'a sans doute jamais été plus actif qu'aujourd'hui. Ni plus populaire et influent. Il n'était pas facile de faire un choix dans une filmographie alternant courts et longs métrages, fictions et documentaires, riche d'une soixantaine de titres auxquels s'ajoutent au moins trois nouveaux chaque année. Nous avons retenu six films tirés de toutes les périodes, des années 1970 aux années 2000. De l'Allemagne aux Etats-Unis en passant par le Centrafrique, l'Alaska et l'Amérique du Sud. De Klaus Kinski à Nicolas Cage en passant par Bruno S., Jean-Bedel Bokassa et Timothy Treadwell. Six étapes majeures dans l'œuvre d'un marcheur, d'un voyageur, d'un explorateur du cinéma qui est aussi le plus grand cinéaste allemand en activité. Six occasions de parler de la survie et de l'intimité avec la mort, mais aussi de la nature, de la force des hommes et de celle des animaux, des rapports entre filmer et témoigner, filmer et prendre des risques. Bref : de ce qui fait que, contre toute attente, nous soyons encore vivants.
Hervé Aubron - Emmanuel Burdeau






30 novembre
14h00 • Fitzcarraldo (1982)
19h00 • Grizzly Man (2005)
21h30 • Échos d’un sombre empire (1990)




1er décembre
14h00 • conférence d’Hervé Aubron et Emmanuel Burdeau (entrée libre)
16h00 • Bad Lieutenant : escale à la Nouvelle-Orléans (2009)
19h00 • Into the Abyss (2011)
21h30 • la Ballade de Bruno (1976)











De haut en bas : Werner Herzog en 2010 (© Scott Council), la Ballade de Bruno, Fitzcarraldo, Grizzly Man, Echos d'un sombre empire, Bad Lieutenant : escale à La Nouvelle-Orléans, Into the Abyss • © DR distributeurs









Deux autres journées sur Werner Herzog, avec les mêmes intervenants et des films différents seront proposées au Concorde de La Roche-sur-Yon en janvier 2013
 MANUEL DE SURVIE
de Werner Herzog
entretien avec Hervé Aubron 
et Emmanuel Burdeau
En savoir plus…
| 2008 © Ed. Capricci | prix TTC : 14,5 € |
| format : 12.2 x 19 cm |
| 112 pages | diffusion : CED | ISBN : 9782918040040 |









 
 CONQUÊTE DE L'INUTILE
Eroberung des Nutzlosen
de Werner Herzog 
 
Texte littéraire écrit sous forme de journal
pendant le tournage de Fitzcarraldo
| 2009 © Ed. Capricci | prix TTC : 20 € | 
| format : 12.2 x 19 cm |
| 344 pages |  diffusion : CED | ISBN : 9782918040026 |













 FIF 85
17/23 octobre
2012 
La Roche-sur-Yon
 
Une.programmation 
détonnante
par
Benoît Delépine
et
Gustave Kerven


Invité d'honneur 
Nobihuro Suwa


Jean-Pierre Léaud
Panorama en 10 films


Miguel Gomes 
(Tabu)
et ses films d'inspiration
de Flaherty à Eastwood
en passant par Renoir

   



Format : 122 x 190 mm | 160 pages | En librairie le 12 octobre 2012  | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 51 4 | 15 € |


La fin du monde au cinéma 
Maître de cérémonie
le philosophe
Peter Szendy


L’apocalypse-cinéma, ce n’est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir dans les superproductions contemporaines. En regardant de près les blockbusters qui jouent avec l’anéantissement général, en s’attachant aussi à des productions plus singulières, Peter Szendy avance l’hypothèse que le cinéma travaille là à sa propre limite. L’«.apo.», c’est à la fois, et d’un seul coup double, la fin du monde et la fin du film. 

Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Professor à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Ses travaux portent notamment sur l’histoire de l’écoute et ses rapports avec le pouvoir, sur la lecture ainsi que sur la fabrique des corps ou du regard. Il est notamment l’auteur de Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques (Minuit, 2011) et de Tubes. La philosophie dans le juke-box (Minuit, 2008).







Le jury, présidé par Caroline Champetier, est également composé de Marina Déak, cinéaste, Nathalie Léger, écrivain, Bettina Steinbrügger, commissaire d'exposition et de Melvil Poupaud, acteur et réalisateur.





Pour sa troisième édition, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon maintiendra le cap fixé par les deux premières.


Une compétition internationale, bien sûr, mais restreinte à 8 titres et résolument conçue à la manière d'un laboratoire, non d'une vitrine : comme pour les éditions précédentes, les films qui la composeront cette année montreront la voie pour le cinéma de demain. Ils seront autant de promesses, autant de directions de recherche.


Au programme : une Compétition internationale, des invités prestigieux, plus de 70 films projetés, des programmations éclectiques et animées, des rencontres avec les professionnels du cinéma, et, des interventions (conférences, débats…), partout à La Roche-sur-Yon pendant une semaine.


La ville la plus cinéphile de France deviendra alors la Capitale du Cinéma accueillant pour l'occasion les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kerven, auteurs de Le Grand Soir, Prix spécial du jury Un certain regard, Festival de Cannes 2012), lesquels concocteront une programmation détonante pour le bonheur des festivaliers.


Nobuhiro Suwa , décrit comme "le plus francophile des réalisateurs japonais", sera l'invité d'honneur de cette troisième édition, succédant à Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist) et à Mathieu Amalric. Une rétrospective intégrale de ses œuvres accompagnera sa venue.


Miguel Gomes , cinéaste portugais très applaudi à Berlin cette année, viendra présenter son dernier long-métrage, Tabu. Il sera également associé à la programmation du Festival et partagera ainsi avec le public les films qui ont marqué et inspiré son cinéma poétique, de Flaherty à Clint Eastwood, en passant par Jean Renoir.


Et comme cette édition 2012 pourrait être la dernière si l'on en croit les prédictions du calendrier Maya, le FIF a décidé d’imaginer une programmation spéciale autour de la fin du monde au cinéma! Le philosophe Peter Szendy sera le maître de cérémonie de cette sélection apocalyptique et tentera d'éclairer les spectateurs sur ces sombres scénarios mis en scène par l'homme qui soulèvent beaucoup de questions...
   

  



 FIF 85

17/23 octobre
2012 
La Roche-sur-Yon
































 
















 

Ed. Capricci

Format : 170 x 140 mm | 256 pages | En librairie le 17 octobre 2012  | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 49 1 | 25.€ |


Les auteurs
Pascale Bouhénic Stéphane Bouquet
Ludovic Burel
Patric Chiha
Philippe Découflé
Daniel Dobbels
Hervé Gauville
Luc Moullet
Loïc Touzé.
Lundi 22 octobre
à 18h00
au Théâtre


Pour fêter l’arrivée de riches collections de la Cinémathèque de la Danse en son sein, le Centre national de la Danse a impulsé l’édition d’un livre se penchant sur la très ancienne, et toujours vive, rencontre des images et des corps. Pour fêter la publication de ce livre, le festival de La Roche-sur-Yon organise un double programme
Une rencontre avec Loïc Touzé
 Premièrement, du point de vue de la danse, une rencontre avec le chorégraphe Loïc Touzé, basé à Nantes. Pourquoi Touzé ? Parce que ses spectacles sont traversés en surface de souvenirs de films (Hitchcock en particulier) et travaillés en profondeur par les dispositifs cinématographiques. Dans Neuf, par exemple, neuf danseuses dansent dans ce qui ressemble furieusement à un écran format cinémascope.


Courts de danse
Deuxièmement, du point de vue du cinéma, une programmation de courts métrages qui disent à peu près tous la même chose, chacun à leur façon bien sûr, selon leurs rythmes et leurs énergies et leurs histoires propres. Ce que disent ces films est simple : que la danse est une force d’adaptation au milieu. Le solitaire désaccordé de Pourvu qu’on ait l’ivresse (Jean-Daniel Pollet, 1958) n’a que son corps pour s’accorder un peu – et l’utilise. Les ouvriers de La France qui se lève tôt (Hugo Chesnard, 2011) n’ont que les leurs pour résister – et les utilisent. La danse est dans ces films le lieu où se réfugient la conscience du sujet dans le monde. Faire un geste qui soit à soi, vraiment à soi ou vraiment à nous, un rebond, un trébuchement, une chute, un tressaillement, une ronde à l’unisson, et en même temps vraiment tendu vers une ou un ou les autres, tel est sans doute le meilleur moyen de proclamer son existence. être danseur, disait Laurence Louppe, dans une très précieuse définition, « C’est choisir le corps et le mouvement du corps comme champ de relation avec le monde, comme instrument de savoir, de pensée et d’expression. » Filmer la danse, c’est être capable de montrer, justement, comment un corps touche un monde, habite finalement (ou pas) avec les autres corps.

 
 
Cette séance spéciale préparée par Stéphane Bouquet
accompagne la publication aux Editions Capricci, en partenariat avec le CND
de l’ouvrage collectif  Danse/cinéma qu'il a dirigé.

Walker (Tsai Ming-liang)
La France qui se lève tôt (Hugo Chenard)
Pourvu qu'on ait l'ivresse (Jean-Daniel Pollet)
Un transport en commun (Dyana Gaye)

Str Capricci
Str Capricci