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l’Apocalypse ?
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Le lézard dans le tableau : Nowhere, Gregg Araki, 1997
« Le mot "apocalypse" est la transcription d’un terme grec signifiant : révélation ; toute apocalypse suppose donc révélation faite par Dieu aux hommes de choses cachées et connues de lui seul, spécialement de choses concernant l’avenir. »
Nowhere (1997), dernier volet de la Teen Apocalypse Trilogy de Gregg Araki, est sans doute celui qui réunit le plus de références apocalyptiques directes. Araki n’adapte pas, cependant, un texte précis dont il aurait respecté la structure narrative et les personnages. Certains éléments sont manifestement empruntés à l’Apocalypse de saint Jean, mais il serait abusif de voir le film comme son illustration cryptée. Les allusions à une mystérieuse secte cambodgienne, aux enlèvements extraterrestres ou encore à la menace du nucléaire peuvent, en effet, difficilement se rattacher au dogme chrétien. Nowhere ne remploie que certains thèmes (la luxure, la rédemption, la destruction du monde, les révélations etc.) et protagonistes (le faux prophète, la Bête, l’élu, un Ange ? etc.) extraits du Nouveau Testament afin de construire un récit original et personnel, indissociablement lié aux années 1990.
L'Apocalypse cinéma, par Peter Szendy (Ed. Capricci)
![]() Format : 122 x 190 mm | 160 pages | En librairie le 12 octobre 2012 | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 51 4 | 15 € | Peter Szendy est l’auteur de Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmo-politiques (Minuit, 2011) et de Tubes. La philosophie dans le juke-box (Minuit, 2008).
4h44 Dernier jour sur terre • Abel Ferrara Le Choc des mondes • Rudolph Maté Danger planétaire • Irvin Yeaworth Le Dernier rivage • Stanley Kramer Los Angeles 2013 • John Carpenter
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L'Apocalypse
cinéma
par
Peter Szendy
L’apocalypse-cinéma, ce n’est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir dans les superproductions contemporaines. En regardant de près les blockbusters qui jouent avec l’anéantissement général, en s’attachant aussi à des productions plus singulières, Peter Szendy avance l’hypothèse que le cinéma travaille là à sa propre limite. L’«.apo.», c’est à la fois, et d’un seul coup double, la fin du monde et la fin du film.
La fin du monde Une programmation a été proposée par Peter Szendy dans le cadre du FIF 85 de la Roche-sur-Yon en 2012.
« La fin du film, c’est la fin du monde. La fin du monde, c’est la fin du film.J’ai tenté, dans L’Apocalypse-cinéma, de sonder cette double équivalence, dans toutes ses résonances et toutes ses conséquences ». À l’occasion de la parution de son essai chez Capricci, sous-titré 2012 et autres fins du monde, le philosophe et musicologue Peter Szendy a choisi plusieurs films qui montrent comment le cinéma, en mettant en scène la catastrophe, ne cesse de travailler à sa propre limite, voire à sa propre fin. Au programme : monstres, derniers hommes et destructions en tout genre.
Prochainement en ligne sur les sites de l'ACOR et du FIF 85 :
la conférence donnée par Peter Szendy à La Roche-sur-Yon en octobre dernier. |
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Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Professor à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Ses travaux portent notamment sur l’histoire de l’écoute et ses rapports avec le pouvoir, sur la lecture ainsi que sur la fabrique des corps ou du regard. |
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FIF 85
17/23 octobre
2012
La Roche-sur-Yon
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Une.programmation
détonnante
par
Benoît Delépine
et
Gustave Kerven
Invité d'honneur
Nobihuro Suwa
Jean-Pierre Léaud
Les 400 coups Le Père-Noël a les yeux bleus Masculin, féminin Le départ J'ai engagé un tueur La naissance de l'amour Le journal du séducteur Pour rire ! Le Pornographe Visage Miguel Gomes
(Tabu)
et ses films d'inspiration
de Flaherty à Eastwood
en passant par Renoir
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La fin du monde au cinéma
Maître de cérémonie
le philosophe
Peter Szendy
L’apocalypse-cinéma, ce n’est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir dans les superproductions contemporaines. En regardant de près les blockbusters qui jouent avec l’anéantissement général, en s’attachant aussi à des productions plus singulières, Peter Szendy avance l’hypothèse que le cinéma travaille là à sa propre limite.
L’«.apo.», c’est à la fois, et d’un seul coup double, la fin du monde et la fin du film.
Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Professor à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Ses travaux portent notamment sur l’histoire de l’écoute et ses rapports avec le pouvoir, sur la lecture ainsi que sur la fabrique des corps ou du regard. Il est notamment l’auteur de Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques (Minuit, 2011) et de Tubes. La philosophie dans le juke-box (Minuit, 2008).
Le jury, présidé par Caroline Champetier, est également composé de Marina Déak, cinéaste, Nathalie Léger, écrivain, Bettina Steinbrügger, commissaire d'exposition et de Melvil Poupaud, acteur et réalisateur.
Pour sa troisième édition, le Festival International du Film de La Roche-sur-Yon maintiendra le cap fixé par les deux premières.
Une compétition internationale, bien sûr, mais restreinte à 8 titres et résolument conçue à la manière d'un laboratoire, non d'une vitrine : comme pour les éditions précédentes, les films qui la composeront cette année montreront la voie pour le cinéma de demain. Ils seront autant de promesses, autant de directions de recherche.
Au programme : une Compétition internationale, des invités prestigieux, plus de 70 films projetés, des programmations éclectiques et animées, des rencontres avec les professionnels du cinéma, et, des interventions (conférences, débats…), partout à La Roche-sur-Yon pendant une semaine.
La ville la plus cinéphile de France deviendra alors la Capitale du Cinéma accueillant pour l'occasion les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kerven, auteurs de Le Grand Soir, Prix spécial du jury Un certain regard, Festival de Cannes 2012), lesquels concocteront une programmation détonante pour le bonheur des festivaliers.
Nobuhiro Suwa , décrit comme "le plus francophile des réalisateurs japonais", sera l'invité d'honneur de cette troisième édition, succédant à Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist) et à Mathieu Amalric. Une rétrospective intégrale de ses œuvres accompagnera sa venue.
Miguel Gomes , cinéaste portugais très applaudi à Berlin cette année, viendra présenter son dernier long-métrage, Tabu. Il sera également associé à la programmation du Festival et partagera ainsi avec le public les films qui ont marqué et inspiré son cinéma poétique, de Flaherty à Clint Eastwood, en passant par Jean Renoir.
Et comme cette édition 2012 pourrait être la dernière si l'on en croit les prédictions du calendrier Maya, le FIF a décidé d’imaginer une programmation spéciale autour de la fin du monde au cinéma! Le philosophe Peter Szendy sera le maître de cérémonie de cette sélection apocalyptique et tentera d'éclairer les spectateurs sur ces sombres scénarios mis en scène par l'homme qui soulèvent beaucoup de questions...
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