La Roche-sur-Yon FIF #6 : avant-programme

Le jour le plus court à La Roche-sur-Yon

Le jour le plus court

Cinéma le Concorde
La Roche-sur-Yon
Samedi 21 décembre 2013
Séances ouvertes
et gratuites pour tous

14h30
RV au Grand Café
avec l'association Festi'clap


16h00
Médiathèque Benjamin Rabier
avec l'association Festi'clap


19h30
le Concorde



A partir de 19h30
au Concorde

les Habitants

de Artavazd Pelechian
10' • 1979 • fiction

la Lampe au beurre de Yak

de Hu Wei
15' • 2013 • fiction

Giraglia

de Thierry Wincens
7' • 1968 • expérimental

Ce qu'il restera de nous

de Vincent Macaigne
40' • 2011 • fiction

le Baiser

de Stéphan Le Lay
4' • 2005 • fiction



Photo : Ce qu'il restera de nous © DR

La Roche-sur-Yon La critique sur internet

La Roche-sur-Yon
Festival international du film 4e édition


Bientôt en ligne : transcription de la conférence : ACOR (Marielle Millard)

Consultez la transcription de la 1e édition

La Roche-sur-Yon FIF 2013 : avant-programme


La Roche / Yon

4e édition
du Festival international du film

16 / 21 octobre 2013
Ouverture en présence de
Philippe Garrel

Rétrospective
Roee Rosen
Rétrospective
Kelly Reichardt

Autour de l'écologie en cinéma
avec
Hervé Aubron
Jean-Christophe Bailly
Philippe Vasset

Concert exceptionnel
autour d'un film mystérieux
avec
Rodolphe Burger



Du 16 au 21 Octobre, la cinéaste américaine Kelly Reichardt sera à La Roche-sur-Yon pour présenter une rétrospective inédite. Ode, River of Grass, Old Joy, la Dernière piste recomposent un paysage cinématographique, celui de l'indépendance.
Kelly Reichardt présente également une programmation associée, avec notamment Safe de Todd Haynes, Wanda de Barbara Loden, Kes de Ken Loach...
Kelly Reichardt sera accompagnée de la costumière de son dernier film, Victoria Farrell.


A la question "Qui est Roee Rosen ? ", Jean-Pierre Rehm, délégué général du FID Marseille, répond dans un article : "Gepetto et Pinocchio, Saint-Augustin et Seinfeld, une jeune femme qui chante sa joie de mourir et un russe son amour perdu, un chien blanc et un démon, un saint et un pervers, un dadaïste et un surréaliste, à la fois l'état d'Israël et un clandestin."

Plus de renseignements  ici


Photo : Meek's Cutoff © DR



Alps dans les salles

La Roche sur Yon, une soirée Bollywood organisée au Concorde par le Clap Campus



La Roche-sur-Yon
Concorde
13 mars 2013
19h45
 

Clap Campus présente

Bollywood

Gangs of Wasseypur 



Tarif 8 € (4 € pour chaque film) pour les personnes inscrites sur Evénément Facebook.

Un buffet offert par nos partenaires vous sera servi entre les deux films, de 22h45 à 23h00, grâce à Planet Apero.
1e partie
Wasseypur, Inde. La ville voit s'affronter trois générations de gangsters, héritiers de deux clans. Celui de Shahid Khan, qui le premier se lança dans le pillage de trains britanniques, contre celui de Ramadhir Singh, au pouvoir sans partage sur la région. Devenu paria, Shahid Khan est contraint de travailler dans la mine de son pire ennemi.Sardar Khan, fils de Shahid et coureur de jupon invétéré, a juré de rétablir l'honneur de son père en devenant l'homme le plus redouté de Wasseypur.

2e partie
Les clans de Shahid Khan et Ramadir Singh continuent de s'affronter dans la région de Wasseypur. Et c'est maintenant au petit fils de Shahid, Faizal de reprendre la tête du clan Khan. Fumeur depuis son plus jeune âge et timide, personne, surtout sa mère, ne croient en son potentiel de chef de gang. Mais bientôt Faizal va marquer les esprits par son intelligence et son incroyable soif de vengeance qui ne semble pas trouver de fin. Aidé de ses frères et inspiré des héros de Bollywood, il va étendre le pouvoir du clan Khan comme jamais, combattre Ramadir sans relâche et enfin peut-être connaitre le repos du vainqueur ?

Emmanuel Burdeau présente Django Unchained

Soirée spéciale Tarantino à partir de 18h30

co-organisée par Festi'clap et le clap Campus de La Roche-sur-Yon
 
A l'occasion de la sortie du dernier film de Quentin Tarantino et d'un ouvrage collectif qu'il a dirigé avec Nicolas Vieillescazes (Ed. Capricci) Emmanuel Burdeau, programmateur du festival international du film de La Roche-sur-Yon, présente Django Unchained le 21 janvier au Concorde à 19h15. 




 







La Roche-sur-Yon
le Concorde
 Django  Unchained

21  janvier 2013

Rencontre avec Emmanuel Burdeau 
 à l'issue de la séance de 19h15



L'Apocalypse cinéma, par Peter Szendy (Ed. Capricci)





Format : 122 x 190 mm | 160 pages | En librairie le 12 octobre 2012  | Diffusion CED, Daudin | ISBN 978 2 9180 40 51 4 | 15 € |




Peter Szendy est  l’auteur de Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmo-politiques (Minuit, 2011) et de Tubes. La philosophie dans le juke-box (Minuit, 2008).
















4h44 Dernier jour sur terre  • Abel Ferrara Le Choc des mondes  • Rudolph Maté  Danger planétaire • Irvin Yeaworth Le Dernier rivage  • Stanley Kramer Los Angeles 2013 •  John Carpenter
The Hole • Ming-liang Tsai Je suis une légende • Ubaldo Ragona, Sidney Salkow Je suis une légende •  Francis Lawrence Cloverfield •  Matt Reeves

L'Apocalypse 
cinéma 
par
Peter Szendy


L’apocalypse-cinéma, ce n’est pas seulement la fin des temps si souvent donnée à voir dans les superproductions contemporaines. En regardant de près les blockbusters qui jouent avec l’anéantissement général, en s’attachant aussi à des productions plus singulières, Peter Szendy avance l’hypothèse que le cinéma travaille là à sa propre limite. L’«.apo.», c’est à la fois, et d’un seul coup double, la fin du monde et la fin du film. 








La fin du monde 
au cinéma 

Une programmation a été proposée par Peter Szendy dans le cadre du FIF 85 de la Roche-sur-Yon en 2012. 
« La fin du film, c’est la fin du monde. La fin du monde, c’est la fin du film.J’ai tenté, dans L’Apocalypse-cinéma, de sonder cette double équivalence, dans toutes ses résonances et toutes ses conséquences ». À l’occasion de la parution de son essai chez Capricci, sous-titré 2012 et autres fins du monde, le philosophe et musicologue Peter Szendy a choisi plusieurs films qui montrent comment le cinéma, en mettant en scène la catastrophe, ne cesse de travailler à sa propre limite, voire à sa propre fin. Au programme : monstres, derniers hommes et destructions en tout genre.



Prochainement en ligne sur les sites de l'ACOR et du FIF 85 : 
la conférence donnée par Peter Szendy à La Roche-sur-Yon en octobre dernier.



Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La  Défense et conseiller musicologique pour les programmes de la Cité de la musique. Visiting Professor à l’université de Princeton en 2012, il a aussi enseigné au département de musique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg de 1998 à 2005. Il a également été rédacteur en chef des publications de l’Ircam, de 1996 à 2001. Ses travaux portent notamment sur l’histoire de l’écoute et ses rapports avec le pouvoir, sur la lecture ainsi que sur la fabrique des corps ou du regard.





FIF 85
17/23 octobre
2012 
La Roche-sur-Yon





En 2010, Médiapart avait invité des écrivains à venir à La Roche-sur-Yon présenter des films les aidant à réfléchir et à travailler.

Cette année, la collaboration se développe entre le festival et le site d'information créé, il y a bientôt cinq ans, à l'initiative, notamment, d'Edsy Plenel.  Dans son club, Médiapart a ouvert une édition participative dédiée au festival. 

Dans le même temps,  La rédaction de Médiapart et le festival ont sélectionné ensemble trois films dont le point commun est de concerner le Proche ou le Moyen-Orient. Il ne s’agit pas seulement d’un choix d’occasion, en rapport avec une actualité à laquelle Médiapart prête une attention toute particulière. Il s’agit aussi d’un choix esthétique : au présent ou au passé, à travers le documentaire ou la fiction, depuis la France ou Israël, la manière singulière dont il est question du Proche ou du Moyen-Orient dans ces films nous a semblé pouvoir se prêter à des discussions mêlant les enjeux du cinéma et ceux de la politique, les enjeux d’un festival et ceux d’un journal d’information quotidienne.
Les trois films seront présentés à La Roche-sur-Yon par des rédacteurs de Médiapart. Ils circuleront ensuite, toujours accompagnés, dans plusieurs salles de l’ouest, à la fin de l’année 2012 et dans les premiers mois de 2013. Nous travaillerons ainsi à mieux les faire connaître et partager, à susciter l’intérêt de possibles distributeurs. Et nous essaierons de porter un regard neuf sur les rapports entre journalisme et cinéma. Journalisme et cinéma, la salle et l’Internet : ce partenariat, que nous espérons voir se développer encore à l’avenir, est l’occasion de donner au festival un prolongement, une dimension de plus.
Emmanuel Burdeau

.......



3 films 
inédits 

concernant 
le Proche
ou le 
Moyen-orient

soutenus 
par
Médiapart









Dimanche 21 • 16h30
Lundi 22  • 14h30 
au Concorde
sélection officielle
 
Sharqiya
de Ami Livne
| France / Israël | 2012 | 1H22 |
| avec Adnan Abu Wadi, Maysa Abed Alhadi  
Adnan Abu Muhareb  |
| distribution : Les ASC | sortie prévue : 7novembre 2012 |
| soutenu par l'ACID et le GNCR | 
| Festival de Berlin 2012 : Panorama |

La puissance de Sharqiya procède de plusieurs inversions. Kamel est Bédouin. il habite avec sa belle-sœur et son frère un village non-autorisé dans le désert, au sud d’israël. a peine un village : quelques frêles baraques en tôle meublées de bric et de broc, d’objets trouvés, de récup’. Peu de chose, que les autorités s’apprêtent pourtant à détruire. [...] C’est la première inversion : filmer l’exil, l’expropriation, le travail aveugle des pelleteuses, non pas en Palestine, mais bien en Israël. Deuxième inversion : l’homme qui ne peut rien garder est préposé à garder les autres. Kamel est vigile. Lui dont la vie est la précarité même a en charge la sécurité d’une gare routière. La troisième inversion est la plus frappante. Kamel a une idée : il ne la dit pas, mais le spectateur en suit précisément le trajet à ses gestes, ses regards. [...] Comment dire mieux l’aberration et l’impuissance ? Ami Livne ne parle ici que d’israël. Ne serait-ce pas aussi juste, pourtant, d’avancer qu’il ne parle que de la Palestine ? Sharqiya est un film calme, posé, d’autant plus terrible : un western du désespoir contemporain.
Emmanuel Burdeau











 Dimanche 21 • 18h00
Théâtre

La  nuit remue
de Bija Anquetil
| France | 2012 | 45' |
| distribution : Cocinor Distribution | 
| FID Marseille 2012, grand prix de la compétition nationale |

Des morceaux de vie font irruption dans le cadre, mi-carnet de voyage, mi-souvenir de vacances. Et puis, non, rien d’anecdotique, La nuit remue parle de politique et de trajectoire. On traverse les continents et les frontières, celles marquées sur les cartes, et celles, invisibles, inscrites dans les corps. Traverser des cols de montagnes enneigés, s’agripper sous les roues d’un camion, jouer au foot dans un terrain vague, assister à un défilé de carnaval. Bijan Anquetil donne à voir l’expérience d’Afghans rencontrés aux alentours de Paris, en bordure d’un canal ou peut-être dans un parc. Il donne à voir leur parole qui s’élabore, rapidement auto-réflexive. L’un d’entre eux a filmé son périple, quelques haltes au cours des milliers de kilomètres parcourus avec son téléphone portable, depuis son pays d’origine. Il a documenté, mis en abyme ce qu’on ne voit jamais, ce qu’en général les migrants sont trop occupés à vivre. Cet Afghan, exilé, s’est mis en scène, comme pour garder une trace. Anquetil, à son tour, le filme, l’éclaire, lui et ses amis, dans la nuit, et aussitôt leur récit prend vie, autour d’un feu ou au bout d’une torche.
Carine Fouteau – Médiapart










Mardi 23 octobre • 10h00
Théâtre
74 (la reconstitution
d'une lutte)
de Rania et Raed Rafei
| Liban | 2012 | 1h35 |
| avec Nassim Arabi, Rita Hedrouche, Nizar Sleiman |
| FID Marseille  2012
| Orjouane productions | 

1974. Le Liban est en pleine ébullition intellectuelle, culturelle et politique. De mars à avril, durant 37 jours, une poignée d’étudiants de l’American University of Beirut occupent les locaux de l’université pour protester contre l’augmentation des frais de scolarité. 2011 : en pleine révolutions arabes, Rania et Raed Rafei décident de faire un pas en arrière et de réinterroger la situation présente à la lumière de cette période riche d’espoirs, prélude aussi à la guerre civile. Réactiver le passé ? L’évoquer ? Le reconstituer ? Question cruciale. Ici la méthode est décisive. D’abord se documenter méticuleusement. Puis lancer l’expérience, car autant qu’une relecture de ces événements passés, il s’agit de voir ici leurs résonnances actuelles. Ainsi les protagonistes d’hier sont incarnés par leurs homologues potentiels d’aujourd’hui, acteurs politiques engagés dans les luttes présentes. Qu’est-ce que la démocratie aujourd’hui, comment lutter ? Quelques indications, quelques accessoires emblématiques comme autant de signes (une image du Che, un mégaphone) et les voilà lancés dans cette expérience portée par l’improvisation, où une forme de théâtralité accentuée par le huis clos dialogue avec le cinéma. Et, dans cette dialectique du passé et du présent, les mémoires circulent autant que les paroles au présent, à l’instar des entretiens qui ponctuent le film, paroles d’hier et d’aujourd’hui indiscernablement mêlées. 
Nicolas Feodoroff









FIF 85
 La Roche-sur-Yon


Serge Daney
20 ans après
la critique sur internet







Dimanche
21 octobre
2012
11h00

au théâtre
de La Roche-sur-Yon

Serge Daney ne cessa de renouveler les manières et les visées de l'écriture critique. Au sein des Cahiers du cinéma, de Libération puis de Trafic. À travers l'analyse, la chronique mais aussi le journal intime ou la forme dialoguée. En alternant le " je " et le " nous ", en passant du cinéma à la télévision et même en allant au-delà, jusqu'au sport et à l'actualité en général. Vingt ans après sa mort, de quelle manière la critique de cinéma a-t-elle évolué ? Vers quels nouveaux lieux ? Quels nouveaux moyens d'expression ? Pour la première fois, le Festival  International du Film de la Roche-sur-Yon, en collaboration avec l’ACOR, invite des représentants de sites critiques et de blogs à discuter de ce à quoi elle ressemble aujourd'hui, et de ce qu'elle pourrait être demain. La conférence sera animée par Christophe Kantcheff, rédacteur en chef de Politis, et animateur avec Bertrand Leclair du séminaire La Critique impossible ?







Christophe Beney
co-fondateur d'Accréds
 
L'actualité des festivals  de cinéma

Internet a finalement été inventé trop tard. Cinquante ou soixante ans trop tard. Pendant des décennies, des festivals ont été créés et ont grandi sans ce relais pourtant idéal. C’est maintenant que le réseau est là qu’il faut se rendre compte, plus que de sa réactivité – une friandise au regard du reste –, de la multitude des approches qu’il autorise. Le rubricage n’a plus de valeur. On ne segmente plus en espaces distincts, mais en temps. C’est le parti-pris de la homepage d’Accréds : en haut le rémanent, puis en-dessous, le persistant, le ponctuel, et enfin l’éphémère avec twitter. Ces temps sont ceux des festivals, des rétrospectives, des films naissants et qui s’épanouiront plus tard en salle, de l’anecdote, de la réflexion. C’est aussi le temps d’une nouvelle liberté pour le cinéphile désormais explorateur, voué à traverser des strates plutôt qu’à tourner des pages. Des maîtres qui ne nous ont rien demandé les ont traversées à leur manière. André Bazin les a creusées obstinément à la recherche d’une momie qui expliquerait tout. Serge Daney les a franchies en passe-murailles, alternant terrain de sport et salon où trône le téléviseur, quotidien et trimestriel. Internet rend translucides toutes ces strates qui auraient toujours dû l’être. Sur le Web, la cinéphilie n’avance pas, elle retourne à des sources qu’il nous appartient – auteurs, lecteurs, mais la barrière entre les deux n’est-elle pas en train de tomber ? – encore de chercher. Et plus que jamais, nos plus illustres prédécesseurs, Daney en tête, doivent nous servir d’éclaireurs.
Christophe Beney


 





Sidy Sakho
bloggeur, fondateur de Ceci dit (au bas mot)


Ceci dit (au bas mot)
Ecrits sur du plan… L'un dans l'autre mais pas seulement

Si j’écris essentiellement pour le net, mon rapport à la critique de cinéma reste secrètement lié aux revues papier. C’est en découvrant les Cahiers du cinéma que j’ai compris que l’émotion suscitée par un film pouvait donner matière à une vraie création littéraire. L’écriture sur un film, quel que soit le support, est l’engagement dans un processus d’interrogation de son propre imaginaire, une négociation de nos propres visions avec celle du cinéaste, accessible à tous. S’y confondent la restitution par le mot de l’atmosphère spécifique du film et les bifurcations de notre regard. C’est ce qui me motive à écrire et à m’intéresser encore à ce qui s’écrit un peu partout sur le cinéma.
Serge Daney ? C’est par lui que m’a semblé se dessiner, à la lecture de ses textes, la promesse d’une conversation avec le monde (celui des images, le nôtre) à la lumière d’une trajectoire intime. « Le travelling de Kapo », texte terminal mais très vivant, par la corrélation qu’il propose entre la place d’un seul homme dans le monde et les images de ce monde, était comme une bouteille à la mer pour les générations à venir. Vingt ans après, un retour sur ce dernier message ne me semble pas incongru.
Sidy Sakho
 






Raphaël Nieuwjaer
co-fondateur de la revue Débordements
Lorsque nous avons commencé Débordements, l’un des commentaires a été : « C’est un peu élitiste. Connaissent-ils Daney ? » Avant même de constituer une référence précise pour notre projet, Daney était un horizon pour nos rares lecteurs – et, peut-être aussi, le genre de sésame qui n’a plus besoin d’être questionné, ou lu. D’autres dans la rédaction le fréquentent plus assidûment que moi. Pourtant, c’est à lui aussi que j’ai songé pour nos premiers éditos – à la création de Trafic, en particulier. Il nous est en effet apparu qu’une revue en ligne n’a de sens qu’à prendre son temps - c’est-à-dire répondre à une urgence. Non celle de l’actualité, mais du désir suscité par un film, une série,... Et tant pis / tant mieux si nous ratons des choses, ou sommes « en retard »... Il nous arrive d’être – momentanément – satisfait d’un texte. Mais cela ne serait rien si nous n’avions discuté, douté, retravaillé,... Daney, oui, mais aussi tous les autres, aux Cahiers, à Libé, à Trafic, avec lesquels s’est construite sa pensée. Revue en ligne, et non blog : pour cette drôle d’articulation du je / nous toujours à construire. Avec le cinéma comme horizon, mystère, présence, question...
Raphaël Nieuwjaer







Simon Lefebvre
co-rédacteur en chef de la revue Zinzolin

Revue
Zinzolin

Zinzolin, imaginé de pages et d’encre, s’est vu finalement naître dans la grande toile Internet et ses pixels. échoué dans ses filets ? Peut-être pas. On peut entendre parfois, qu’Internet est un espace en lui-même, global, où la critique de cinéma s’échoue et échoue. L’un des premiers arguments que nous opposons à cette idée est qu’Internet est davantage un territoire qu’un pur espace. On y fonde des sites, on en visite d’autres. On navigue enfin. Zinzolin s’est donc bâti dans ce tumulte tranquille. Il s’agissait de se réserver un espace pour soi, pour prendre le temps d’écrire entre mille torrents d’images. Un espace pour se garder de la mémoire avant que les flux tendus d’images ne la recouvrent. En son sein, des rédacteurs qui écrivent depuis un moment, d’autres pas ; des rédacteurs qui étudient le cinéma, d’autres pas ; des rédacteurs qui ont lu Serge Daney, d’autres pas. Zinzolin est un nouvel espace et en porte les charmes et contradictions : mi-sauvage, mi-organisé. Daney n’y est certainement pas considéré comme une idole mais comme un explorateur dont les lignes continuent de tracer à travers le territoire, croisant parfois les nôtres au hasard ou au désir d’une telle rencontre.
Arnaud Hallet et Simon Lefebvre


Adh La Roche-sur-Yon • Le Concorde
Adh La Roche-sur-Yon • Le Concorde